Journal d'annonces légales: Ouest France


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OUEST FRANCE DANS LES ANNÉES 70 : UNE PETITE RÉVOLUTION

En 1970, le journal Ouest France, c’est : 36 éditions, un tirage annuel moyen de 700 000 exemplaires, la seconde entreprise de presse quotidienne française et surtout, le premier journal français sur le plan régional (et qui dit premier journal français dit premier journal d’annonces légales ! tout du moins en matière de visibilité*) !

UN SUPPORT LOGISTIQUE DE POINTE

En pratique, tout commence par d’énormes rouleaux de papier arrivant de Saint-Malo, en provenance des pays nordiques, et qui sont ensuite acheminés à Rennes par voie ferrée pour être immédiatement stockés dans les entrepôts du titre, à Chantepie (commune française de Rennes métropole).

Parallèlement, au 38 rue du pré Botté, en plein cœur de Rennes, on s’agite du matin au soir et du soir au matin. Une vingtaine de Télex brassent des messages en provenance de toutes les régions de France, de toutes les rédactions du journal, de l’agence France Presse et pour ainsi dire… du monde entier. Plusieurs bélinographes -appareils sur lesquels arrivent les photos des événements qui se sont déroulés en Bretagne… et dans le reste de l’univers- fonctionnent en permanence à plein régime. Le tout est mis à disposition des 297 journalistes de la rédaction.

L’ORGANISATION, CLEF DE LA RÉUSSITE DU JOURNAL

Chaque rubrique du journal Ouest France a un chef de service. Ces chefs de service se retrouvent chaque jour dans le bureau de Monsieur Eugène Brulé, rédacteur en chef, pour discuter du nerf de la guerre : le contenu. Immédiatement après cette conférence de rédaction, les chefs de services font exécuter les décisions qui y ont été prises.

DES MACHINES DE COMPOSITION ULTRA-MODERNES

Chaque après-midi, la publicité et les annonces légales sont composées sur d’anciennes machines. Pour le reste... On n’arrête pas le progrès ! Le quotidien Ouest France s’enorgueillit à l’époque de posséder un atelier de composition aux machines ultra-modernes : on y dénombrait, en 1970, 62 linotypes, dont 7 Comet et 6 Electron qui permettaient une composition programmée. La salle de photocomposition était dotée, quant à elle, d’une lumitype : une machine capable d’imprimer sur pellicule 2500 lignes à l’heure. Dans la salle de la photogravure, il se fabriquait en moyenne 600 clichés sur zinc par jour.

LE MARBRE ET LA MISE EN PAGE

L’article rédigé par le journaliste était donc composé à travers toutes ces salles. Cet article était ensuite transporté au marbre, lourde table de fonte ou toute la matière était répartie suivant les éditions. Après avoir contrôlé la qualité pour qu’il n’y ait pas de coquilles, on rassemblait articles et photos à l’intérieur de formes rectangulaires qui avaient la dimension exacte d’une page de journal. C’est ce qu’on appelle la mise en page, aujourd’hui réalisée sur des logiciels de PAO comme InDesign. L’ensemble, soigneusement resserré, ajusté et contrôlé par un secrétaire de rédaction, était alors encré. Le tout devait être fait très vite, car s’il était un patron intransigeant à Ouest France -et c’est encore le cas en 2019, c’était bien l’horloge. La forme rigide obtenue était ensuite reproduite sur une forme souple en format très épais appelé « le plan ». Quand l’opération Pré Botté était enfin terminée… c’est Chantepie qui prenait la relève ! (Chantepie, ou les futurs ateliers du journal. C’est là qu’en 1972, que tous les services allaient être regroupés).

CHANTEPIE, UNE FORÊT DE CYLINDRES DÉDIÉS À L’IMPRESSION

À Chantepie non plus, pas de temps à perdre : le plan est placé au contact de la forme ou il va recevoir l’empreinte en creux de tous les caractères de plomb. Les plans sont ensuite envoyés à la clicherie où 22 artisans fondent chaque nuit plus de 1300 clichés de plomb demi-cylindriques, dont le poids total atteint plus de 20 000 kilos.

À peine sortis de cette salle, le cliché est acheminé vers la salle des rotatives. Chaque rotativiste va retenir au passage les clichés correspondant à l’édition qui intéresse sa machine. Les rouleaux de papier sont en place, et par un simple geste du rotativiste, l’énorme machine va s’accélérer régulièrement pour atteindre la cadence de 50 000 exemplaires à l’heure, soit 14 à la seconde. 10 000 km de papier vont défiler en une nuit. Les feuilles provenant de plusieurs rotatives se rejoindront ensuite pour former les 24 ou les 32 pages du journal et se glisser vers les salles d’expédition. L’étape fabrication est terminée, reste à rassembler les exemplaires.

MISE SOUS BANDE ET EXPÉDITION

La mise sous bande du journal est évidemment automatisée, elle aussi, et réalisée par des machines dédiées : les banderoleuses. Chacune plie et mets sous bande 6000 exemplaires à l’heure. Ces exemplaires sont destinés aux 150 000 abonnés du journal (vous pouvez d’ailleurs, aujourd’hui encore, vous abonner à Ouest France en passant par cette page). Quant à la vente aux numéros, les paquets sont assemblés, ficelés et classés. Ils sont plus ou moins volumineux selon l’importance de la commune à laquelle ils sont destinés. Lorsque le tout est étiqueté suivant la destination, c’est l’acheminement vers les quais d’expédition. De 22 h à 2 h 30 du matin, 41 camions prennent chaque jour le départ pour parcourir 14 000 km dans la nuit. L’équivalent de la circonférence de la Terre est réalisé par les livreurs en moins de 3 jours.

Tout ce qui s’est passé dans le monde, du plus grand événement jusqu’au plus petit fait divers sera relaté grâce au travail de 3000 correspondants et de 1539 personnes qui travaillent à temps complet chez Ouest France.

1972 : LE GRAND DÉMÉNAGEMENT

Depuis le début du siècle et jusqu’en 1972, Ouest Éclair, puis Ouest France siégeait au centre-ville de Rennes. Et sans crier gare, un beau matin - le 14 août 1972 pour être exact, les lecteurs reçoivent leur quotidien avec ce titre : Ouest France a déménagé. »

« Il y a environ 7 ans que nous nous posions le problème. Nous voulions croître et grandir au milieu de la ville, mais cela nous a été rendu impossible, étant donnés les problèmes de nuisance sonore et l’exiguïté de nos locaux. En outre, les monuments historiques nous interdisaient de construire en hauteur : nous n’avions plus assez de place pour nous développer. » expliquait à la télévision François Régis Hutin, directeur du journal. Direction Chantepie (une fois de plus), où tous les services (rédaction, mise en page, linotypie, abonnements, administration) qui s’entassaient tant bien que mal rue du Pré Botté vont rejoindre la clicherie et les rotatives.

UN DÉFI TECHNIQUE

Ce grand déménagement, cette petite révolution de 1972 avait pour Ouest France un double sens : d’une part, il symbolisait l’obligation flatteuse de s’expatrier pour grandir ; d’autre part, une mutation technique. Le nouvel équipement dont s’était alors doté le titre améliorait considérablement le service rendu aux lecteurs en lui apportant une information toujours plus complète, lisible, exacte et ponctuelle.

Entre la parution du journal du 12 août et celle du 14 août 1972, 500 tonnes de matériel ont ainsi voyagé en une nuit dans la plus grande discrétion. Il aura fallu aménager des plates-formes spéciales, bloquer les rues du centre-ville... Et pour cela, les ingénieurs d’Ouest France et de la société d’organisation avaient prévu cette transplantation délicate dans les moindres détails, jusqu’aux formes et nombres de caisses.

Répertorier le matériel, l’étiqueter avec le jour, l’heure et le lieu du déménagement, prévoir le moyen de transport, tout était pensé à tel point que le planning permettait de donner à quelques minutes près la position d’une machine dans le convoi. Notamment celle des électrons, ces linotypes reliées à l’ordinateur, qui valaient à l’époque 30 millions de francs chacune.

LA CONTINUITÉ DE PARUTION

Assurer la continuité dans la fabrication et bien sûr, la continuité de parution, tel était le défi d’un déménagement de cette ampleur. Tout le quotidien d’annonces légales s’est déplacé de 4 km en 24 h. 3 entreprises spécialisées ont dû unir leurs forces. Il aura fallu travailler la nuit, pendant les fêtes du 15 août… Rien de spectaculaire. Chacun avait sa tâche, définie, minutée, programmée, et c’est sans affolement aucun que le journal a quitté le centre-ville. Mais le dimanche soir, les ouvriers purent reprendre leur routine à Chantepie, presque comme si rien ne s’était passé ! Coût total de l’opération : 25 millions de francs anciens, soit 245 000 € en 2018 ! (Selon les estimations relatives au pouvoir d’achat sur le site de conversion de l’INSEE). Pari réussi, donc, pour Ouest France : certes, le journal du 13 août 1972 ne comportait que 20 000 lignes, avec des pages spéciales préparées à l’avance. Mais dès le 16 août, le rythme normal de production (80 000 lignes), avait repris son cours.

UNE NOUVELLE ORGANISATION RATIONNELLE

Dès leur arrivée dans les nouveaux locaux, les services Direction, Rédaction, Composition, Mise en page, Impression et Empaquetage sont organisés de la manière la plus rationnelle possible, au même étage. Moquette, tapis roulant, téléphone, insonorisation, ils bénéficient d’équipements résolument modernes. « Tous les services rédactionnels sont regroupés : c’est un facteur essentiel pour la circulation de l’information économique et sociale -qu’elle soit régionale ou nationale- qui supporte de moins en moins le cloisonnement. Nous avons néanmoins maintenu un certain isolement pour chacun des services, isolement important sur le plan des conditions de travail. » déclarait alors M. Eugène Brulé.

Bref, en ce début de décennie, le « nouveau » Ouest France se porte bien, mais son déménagement à Chantepie ne constitue qu’une étape de sa transformation et de son évolution : 3 ordinateurs, machines futuristes s’il en était en 1972, et deux trains de rotatives étaient déjà là pour en témoigner.

1983, l’année du record

De 1970 à 1983, en 13 ans à peine, les journaux parisiens -journaux d’annonces légales y compris- avaient vu leurs ventes baisser de 30 %. Les régionaux, eux, avaient globalement réduit leurs ventes de 5 %. Cette lente érosion paraissait inéluctable (déjà à l’époque, alors que le numérique n’avait pas encore pointé le bout de son nez) : les médias plus récents comme la radio et la télévision n’y étaient d’ailleurs pas étrangers.

Ce matin du 5 mai 1983, pourtant, à la une de Ouest France, apparaissait ce chiffre : 783 536. Le nombre d’exemplaires du journal, vendus, en moyenne, par jour en 1982. Un record dans l’histoire du titre, avec, cerise sur le gâteau en ce début d’année 1983, une pointe historique du million d’exemplaires vendus au lendemain des élections municipales (mars 1983).

DE LA COULEUR, DE LA COULEUR, DE LA COULEUR

Pour fêter ça, on effectue quelques changements dans la présentation du journal. En première page, notamment, avec un titre en couleur ; couleur qui a également gagné les pages intérieures. Une façon de célébrer dignement, donc, la place du premier quotidien d’annonces légales français (place reconnue par l’Office de Justification de la Publicité) dans le cœur des Français. Dans ce contexte, si la réussite d’Ouest France apparaît d’abord comme une réussite industrielle et commerciale, elle n’en est pas mois une réussite humaine.

INDÉPENDANCE ET INNOVATION

Certes, en 1983, on connaît depuis longtemps le réseau rédactionnel du journal : 350 journalistes, 3000 correspondants dans 12 départements. On connaît aussi sa politique de diffusion : Ouest France est son propre distributeur. 57% de ses lecteurs le reçoivent le matin à leur porte.

Mais la réussite de l’entreprise, c’est aussi la mutation technologique en douceur qu’elle a su accomplir, amorcée dans les seventies : les clavistes ont remplacé les linotypistes, les articles sont saisis puis traités par un ordinateur, grâce auquel on justifie les colonnes et on choisit les caractères. Et ce ne sont plus des lignes de plomb qui sont montées par les ouvriers du livre, mais des articles sur papier photographique photocomposés.

Une fois montée, la page est photographiée, et le film qui sort de la machine, après correction, permettra d’impressionner une plaque d’aluminium, c’est le fameux procédé offset (pour lequel le journal a progressivement délaissé le plomb jusqu’à passer à l’impression offset intégrale, à partir de 1978). 1600 plaques étaient ainsi tirées ainsi, chaque nuit, à Chantepie, avant que ne se mette en marche les 6 rotatives. Mutation technique en continu, mais évolution sensible du contenu rédactionnel du journal également… Au milieu d’une presse en crise, les quotidiens régionaux qui avaient su s’adapter étaient encore loin d’être moribonds au début des années 80...

LES NOUVEAUX MÉDIAS, DE RUDES ADVERSAIRES

Et pourtant face à l’arrivée des radios locales, de la télématique, de la télédistribution, la PQR (presse quotidienne régionale) serre les rangs et organise sa défense. Et le premier quotidien français n’est pas le dernier à élever la voix. François Régis Hutin déclarait ainsi à la télévision : « Nous pensons de manière très précise que si ces nouveaux médias sont l’expression d’un besoin du public, il nous faut contribuer à leur développement et nous le ferons. Mais est-ce bien cela la question ? »

UNE VISION PROPHÉTIQUE DE L’INFORMATION

Et le directeur d’Ouest France de continuer ainsi : « N’y a-t-il pas une sorte de forcing qui tend à laisser entendre à tous que les nouveaux modes de communication sont les meilleurs, les plus fiables, et les moins coûteux ? Il nous semble qu’ils sont très coûteux. Je ne mettrai pas en doute leur fiabilité (beaucoup d’entre eux n’existent pas encore) mais ce sur quoi je voudrais attirer l’attention, c’est que pour faire un journal comme le nôtre, il faut des réseaux importants de journalistes, de correspondants, et ceux-là qui travaillent dans cette activité doivent y gagner leur vie. Actuellement, c’est par la presse, et notamment par la PQR pour la France, que les informations sont collectées à travers tout le pays. Si d’autres médias peuvent eux aussi mettre sur pied des réseaux aussi importants, en pratiquant la même déontologie et ayant le même souci d’honnêteté, de respect du lecteur, alors s’ils sont compétitifs, ce sera très bien. Mais est-ce certain ? »

La question reste aujourd’hui entière et applicable à Internet et surtout, aux réseaux sociaux, comme une vision prophétique des fake news véhiculées ces dernières années sur la toile, et parfois même… relayées par les grands médias officiels.

* C’est toujours le cas aujourd’hui : Ouest France reste, depuis 1975, le premier quotidien français en termes de diffusion. Publier une annonce légale dans Ouest France, c’est avoir l’assurance d’être vu par le plus grand nombre de lecteurs.

Ouest France est un journal d'annonces légales - JAL - habilité sur le(s) département(s) 14 (Calvados) 22 (Côtes-d'Armor) 29 (Finistère) 35 (Ille-et-Vilaine) 44 (Loire-Atlantique) 49 (Maine-et-Loire) 50 (Manche) 56 (Morbihan) 61 (Orne) 72 (Sarthe) 85 (Vendée) .


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