Journal d'annonces légales: Libération


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Le 22 mai 1973, lorsqu’il voit le jour sur l’impulsion de Jean-Paul Sartre, grand écrivain, philosophe respecté et élément rassembleur qui permet l’émergence concrète du projet, le journal Libération n’est pas un journal comme les autres. Libération… Le titre résonne déjà comme un manifeste. Un journal libre, sans chef, sans capitaux, sans pub, sans journaliste, avec un salaire minimum égal pour tous.

En premier lieu, le journal cristallise une critique virulente des médias et de l’ordre établi développée depuis 1968, dénonçant un contrôle politique permanent sur l’information audiovisuelle (monopole de l’ORTF*, censure du gouvernement et capitalisme de presse : concentration des titres, influence des propriétaires sur la presse, etc.). La liberté de l’information, à l’époque, est une réelle question politique.

Libération est donc conçu, à l’origine, comme une critique politique en acte des médias dominants. Dans son manifeste de décembre 1972, le journal se décrit lui-même comme « une embuscade dans la jungle de l’information » ; les fondateurs entendent « lutter contre le journalisme couché » de leurs confrères formatés. « Aujourd’hui, la presse quotidienne donne la parole au patronat, aux politiciens et aux puissants, qui d’ailleurs financent cette presse. Et elle se contente, quand elle ne peut faire autrement, de citer des bouts de phrases d’ouvriers et de paysans. Le quotidien Libération donnera la parole au peuple, et citera des bouts de phrase de puissants. Il renversera le monde de la presse quotidienne. » Telle était la promesse solennelle de Libération première formule. Promesse que le titre ne manquera pas d’honorer malgré l’absence de Sartre, qui tombe malade dès 1973 et ne pourra pas prendre pleine part à la direction de son projet de presse (il démissionne en 1974).

Faire exploser les hiérarchies dominantes de l’info fait partie du plan. « Libé », comme le titre est affectueusement surnommé par ses lecteurs, traitera en priorité les sujets que les autres journaux négligent (principalement la lutte sociale), et négligera en retour, comme de bien entendu, les thèmes qui obsèdent les éditorialistes parisiens. L’économie, par exemple, ne sera bien souvent traitée qu’au travers de son incidence sociale.

Changer la façon de faire du journalisme, voilà ce que veut le journal Libération. Et il y parvient : les journalistes ne se situent plus au-dessus de ceux dont ils parlent, au-dessus de leurs lecteurs. Ils donnent la parole au peuple et deviennent littéralement des écrivains publics.

Bousculer les règles de la bienséance journalistique, provoquer est également de mise. Le 20 novembre 1975, par exemple, lorsque le dictateur espagnol Franco décède… La nouvelle sera ainsi annoncée : « Regrets : il meurt dans son lit. »

Parti des berges de mai 68, Libération osera tout, et son équipe de jeunes gauchistes chevelus va descendre le cours impétueux des années 70 en réinventant le quotidien de ses lecteurs, dans la réalité comme sur le papier.

En 1981, Libération « première formule » disparaît à la suite d’une succession de crises internes. C’est la fin d’un âge d’or militant.

Le quotidien fait son retour au lendemain de la victoire de François Mitterrand à l’élection présidentielle. C’est un fait : le nouveau Libération n’a plus rien à voir avec l’identité révolutionnaire qu’il s’est forgé pendant 8 années durant. L’arrivée de nouveaux rédacteurs, qui prônent un journalisme de référence et de qualité, politique et économique, bouscule la ligne éditoriale d’un journal en phase avec son époque et son lectorat : adieu l’utopie communiste, bonjour la réalité capitaliste ! La ligne rédactionnelle libérale libertaire est adoptée : orthodoxie libérale, défense de la rigueur économique, ouverture au marché européen, etc. Réalisme est le maître mot des années 80… Libé en fait son crédo : ni droite, ni gauche, modernité ! Sas d’acclimatation oblige, une certaine excentricité culturelle, décomplexée et progressiste aide le lectorat à s’accommoder de ce nouveau libéralisme financier.

L’année 1982 voit également apparaitre la publicité et les annonces légales dans les colonnes de Libé, marquant toujours plus la rupture avec l’ancienne formule : « être de gauche » se redéfinit par l’acceptation d’une économie de droite, d’un conformisme économique auquel personne ne peut échapper. Serge July, alors directeur du journal, publiera par ailleurs une série d’articles expliquant que cette concession au marché est une forme de subversion : « La publicité a changé ! Elle est un art ».

Le lectorat de Libé aussi a changé. Même s’il demeure majoritairement de centre-gauche, il n’a définitivement plus rien à voir avec le Libération première formule d’extrême gauche. « On a été les instruments de la victoire du capitalisme dans la gauche. » dira Laurent Joffrin, actuel directeur de publication du titre.

Libé ne se prévaut désormais plus d’une classe ouvrière -au sens où on l’entendait dans les années 70- disparue, et ne s’adresse plus à un lectorat « populaire », mais à l’ensemble des Français… Le journal d’annonces légales, un temps financé par Édouard de Rothschild, a aujourd’hui pour actionnaires de référence les hommes d'affaires Bruno Ledoux, propriétaire du siège du journal, et Patrick Drahi, président-fondateur du consortium luxembourgeois Altice. Il bénéficie également de subventions de la part de l'État.

*Sartre ne venait jamais à l’ORTF : « La police à l’ORTF, c’est la police chez vous. »



Libération est un journal d'annonces légales - JAL - habilité sur le(s) département(s) 75 (Paris) .


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Diffusion / édition : 2000
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